L’Adefpat mobilisée pour l’économie de la fonctionnalité : de la table ronde à l’action territoriale

Le 25 juin 2026, Toulouse accueille une rencontre sur la transformation des modèles économiques. L’Adefpat y a témoigné d’une mobilisation concrète auprès des territoires ruraux.

Alors que la question de la transition écologique s’impose comme un enjeu structurant pour l’économie française, le sénateur Grégory Blanc lance un cycle de travail national inédit autour de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC). L’Adefpat, bien au-delà d’une simple participation, y apparaît comme un acteur engagé : celle qui accompagne territoires et entreprises dans la concrétisation de cette transformation sur le nord de la région Occitanie.

Une mobilisation progressive : de la prise de conscience à l’action

L’engagement de l’Adefpat en faveur de l’EFC ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, une prise de conscience mûrissait au sein de l’association et de ses territoires adhérents. Deux constats s’imposent :

  • Les créateurs d’entreprises exprimaient majoritairement leur volonté de développer des modèles respectueux de leur environnement ;
  • Les élus et techniciens locaux se trouvaient confrontés à l’inadéquation de l’accompagnement classique face aux enjeux de transition.

2024 est un tournant décisif. L’Adefpat organisait l’événement « La Grande Connexion », invitant Terres EFC Occitanie, où les experts Christian du Tertre et Élodie Guyot présentaient les grands principes de la transition économique aux représentants des territoires d’Occitanie. Plusieurs des territoires adhérents ont depuis intégré un programme axé sur la responsabilité sociétale et territoriale des entreprises (RSE/RTE) comme leviers d’attractivité.

Parallèlement, l’Adefpat renforçait ses capacités internes. En 2025, elle a formé l’ensemble de ses Conseillers en Formation Développement à l’Économie de la Fonctionnalité et de la Coopération, afin d’intégrer ce référentiel dans ses analyses d’accompagnement de porteurs de projet. Elle a aussi renforcé les capacités des territoires, en organisant un premier niveau de formation pour les chargés de développement économique et les agents de développement des collectivités locales. Une démarche cohérente avec sa stratégie RSE et sa volonté affichée d’accompagner majoritairement des projets à réel impact social, environnemental, économique et territorial.

Du diagnostic à l’expérimentation en cours

Déjà, deux accompagnements de collectifs d’entreprises et d’acteurs publics sont en cours dans le Lot et la Lozère. Forts de ces premiers retours d’expérience, l’Adefpat envisage de lancer, à partir de novembre 2026, un programme plus structuré d’accompagnement : l’objectif est de mobiliser 6 territoires, d’accompagner 30 à 42 entreprises, sur une période de 14 mois.

Une méthodologie éprouvée au service d’enjeux nouveaux

L’Adefpat n’invente pas une nouvelle approche. Elle déploie sa « formation-développement » — sa marque historique — en l’enrichissant du référentiel EFC.

Plutôt que de bâtir un business plan classique où la rentabilité progresse proportionnellement aux volumes vendus, il s’agit de se poser des questions radicalement différentes : Au-delà du marché, mes produits/services sont-ils utiles à mes parties prenantes et à mon territoire ? Puis-je penser service plutôt que produit, réduisant la consommation de matières premières ? …

Cet accompagnement est un laboratoire où l’Adefpat, ses territoires partenaires et ses consultants spécialisés co-construisent progressivement des méthodes et outils opérationnels pour intégrer l’EFC dans l’accompagnement d’entreprises en milieu rural.

Un positionnement unique à la table ronde du 25 juin

Lorsque Bénédicte Dupre, directrice de l’Adefpat, a participé à la table ronde « Les collectifs qui soutiennent les entreprises » jeudi 25 juin, elle n’a pas seulement partagé un diagnostic. Elle a porté des actions concrètes déjà engagées et en projet ambitieux pour les territoires ruraux du nord de la région.

Un enjeu critique : la ruralité face à la transition

Pour l’Adefpat, cet engagement incarne une conviction fondamentale : la transition économique n’est pas un luxe urbain. Les territoires ruraux disposent d’atouts particuliers — proximité, gouvernance locale, ressources non monétaires, résilience — qui peuvent devenir des forces si l’accompagnement s’ajuste à leurs réalités spécifiques.

C’est précisément cette capacité à transformer les contraintes en leviers que l’Adefpat a souhaité démontrer le 25 juin à Toulouse, aux côtés d’autres témoins engagés dans cette transition.