Nadine SINOPOLI est administratrice et membre du bureau de l’Adefpat depuis 6 années. Mais sa route a croisé celle de l’Adefpat depuis bien plus longtemps, Nadine étant engagée à de nombreux niveaux sur son département, le Tarn et Garonne.
Mon goût pour l’engagement date de mon premier emploi car j’ai eu la chance de démarrer ma carrière en tant que secrétaire de l’association départementale des parents d’élèves, à l’époque FCPE. Nous partagions nos locaux avec le SNI PEGC, syndicat d’enseignants, à la Maison du Peuple à MONTAUBAN, haut lieu du militantisme et syndicalisme. En 1981, j’ai été recrutée comme collaboratrice du député-maire de MONTAUBAN et suis entrée en politique, en « back office » d’abord puis comme militante. J’ai rencontré dans ce cadre d’emploi de belles personnes qui m’ont sollicitée pour entrer dans diverses associations : d’abord l’Association pour le Don d’Organes, puis des Crématistes… suite à un événement familial douloureux. J’ai rencontré mon mari et notre premier projet immobilier m’a conduite à solliciter un prêt auprès d’une banque mutualiste, le Crédit Mutuel de Montauban-Centre, dont je suis devenue très rapidement administratrice grâce à des connaissances qui y étaient déjà impliquées. Je suis encore administratrice à ce jour dans une caisse proche de mon domicile actuel, dont j’ai accompagné la création. Entre temps, j’ai eu deux enfants pour lesquels j’ai suivi toute la scolarité en tant que représentante des parents d’élèves au sein de….la FCPE ! En 2009, mon mari a souhaité revenir dans son village natal, où il n’avait jamais cessé d’être impliqué comme joueur, puis président du club de rugby. De mon côté, je me suis engagée au sein d’associations locales de défense de la chapellerie de deux communes voisines. La dernière partie de ma carrière professionnelle m’a amenée en 2003 à être volontaire pour porter un dispositif d’appui aux associations employeuses du tarn-et-garonne, le DLA, Dispositif Local d’Accompagnement financé par le Ministère du Travail. C’est à cette occasion que j’ai croisé l’ADEFPAT puisque nos actions d’accompagnement des structures de l’ESS sont nées pratiquement en même temps et que grâce aux relations tissées avec la chargée de mission de cette époque, Audrey FENESTRE, nous avons très vite mené des actions complémentaires au service du secteur associatif et des collectivités territoriales.
Je ne remercierai jamais assez mon prédécesseur, Jacques TABARLY, de ce qu’il m’a transmis et de m’avoir permis de devenir la première femme maire de SEPTFONDS après avoir effectué un premier mandat d’adjointe aux affaires sociales et à la vie associative, à ses côtés. Cette première fonction d’élue m’a permis de franchir la douloureuse épreuve de la perte de mon mari en 2013. Lorsque j’ai été élue Maire, en 2020, en plein covid, j’ai eu la chance d’être toujours soutenue par mon prédécesseur. Etre femme, élue, et en plus, pour ma part, ne pas être native de la commune, se heurte encore à une vision archaïque, voire rétrograde de la place de la femme dans notre société. Il faut doubler d’énergie pour faire face aux difficultés du quotidien, porter les projets, trouver grâce aux yeux de ses pairs qui conservent un petit relent de machisme, pas trop affiché mais bien réel. Lorsque je raconte mes péripéties de 1ère magistrate, mes interlocuteurs sont souvent étonnés et ne s’imaginent pas qu’un Maire rural puisse faire tout cela.
En tant que Maire, élue représentante à la Communauté de Communes, j’ai eu un grand plaisir à m’investir au sein du bureau du PETR Pays Midi-Quercy, niveau territorial qui présente une capacité de réflexion et une vision de l’avenir reconnue depuis toujours, en région Occitanie et au-delà. J’avais déjà pu le constater dans le cadre professionnel. Le niveau de technicité et d’engagement des agents qui le composent apporte une réelle plus value et une sérénité aux élus des petites communes rurales qui ne peuvent maîtriser toutes les compétences.
Quant à mes fonctions au Conseil Départemental, je m’y sens à l’aise car je suis en charge de la solidarité, santé, logement, insertion, des thématiques qui m’ont toujours intéressées car majoritairement portées par des structures de l’Économie Sociale et Solidaire. J’ai la chance de travailler avec le Pôle des Solidarités Humaines auprès des personnels investis. A ce niveau-là, il n’y a pas de distingo entre élue rurale ou élue de plus grande commune.
L’Adefpat, pour moi, soutient l’intérêt commun en agissant en proximité, dans les zones rurales les plus reculées. Elle est synonyme de solidarité, dynamisme, d’innovation et ce dans un mode d’action bienveillant et professionnel, où l’humain tient une place prépondérante. Son territoire d’intervention s’est agrandi ces dernières années et c’est là la preuve d’une reconnaissance de la plus-value qu’elle apporte aux acteurs des territoires, qu’ils soient associatifs ou économiques.
Sans hésitation, Nénettes & Co 82, un réseau de femmes qui oeuvrent à ce que les femmes trouvent leur juste place dans notre Société, « à envisager la carrière dont elles rêvent ». Cette association accompagne les femmes dans leurs projets professionnels ou associatifs. Elles se réunissent régulièrement et s’apportent soutien, partage leurs expériences et leurs réseaux et ce, dans la plus grande bienveillance. Elles pratiquent le mentorat, font des ateliers de transmissions de compétences, des accompagnements personnalisés et des déjeuners ou afterworks où il faut aller pour se rendre compte de l’ambiance. Je les ai découverte l’année dernière : elles m’ont enthousiasmée ! Prochain RV le 2 avril à La Fabrique à CAYLUS.